Le parcours complet
Les fondations
J'ai commencé à coder à 15 ans, un site World of Warcraft qui s'est fait DDoS dès le premier jour. À 18 ans, je construisais des bots et j'apprenais comment les systèmes en production résistent aux interactions externes. Après l'université, où j'apprenais à faire des sites e-commerce et du PHP, j'ai choisi une voie différente : développeur Java dans un secteur réglementé au Luxembourg. Trois ans chez à construire des systèmes pour le secteur bancaire, où chaque déploiement est audité et chaque erreur a des conséquences juridiques. C'est là que j'ai compris que le production-grade n'est pas une fonctionnalité. C'est une discipline.
Construire kodehyve
En 2020, j'ai co-fondé en tant que CTO. La mission : construire le système d'exploitation des promoteurs immobiliers : une plateforme multi-modules, multi-acteurs couvrant la gestion de projet, le CRM, la gestion financière, la conformité et le cycle de vie des investisseurs. L'objectif final : gérer tout, de l'acquisition du terrain à la remise des clés.
J'étais le seul développeur la première année. J'écrivais le code, choisissais la stack, concevais l'architecture. À mesure que la boîte grandissait, j'ai construit tout le processus de développement : environnements, CI/CD, workflows de code review, onboarding, programmes de formation.
J'ai fait passer l'équipe dev à 10+ ingénieurs, introduit l'architecture event-driven, construit un design system partagé, et mené une refonte complète de la plateforme quand on a dépassé la codebase originale, parce que reconstruire était plus rapide que de se battre contre la dette technique accumulée sous pression.
En parallèle, j'ai construit une plateforme de signature électronique entièrement conforme , en m'appuyant sur l'infrastructure de confiance nationale du Luxembourg (LuxTrust). Elle est utilisée par plus de 100 agences immobilières aujourd'hui.
Plus de 5 ans à construire à cette échelle (de développeur seul à une équipe de 20+) m'ont appris que chaque décision fondatrice se cumule. Les bonnes vous portent. Les mauvaises vous hantent.
Le virage IA
Et puis l'IA est arrivée. À partir de 2025, j'ai passé des journées entières à tester, pas à construire des démos, mais à savoir : est-ce que ça peut vraiment remplacer un développeur ? Quel type de développeur ? Est-ce que c'est de la hype, ou est-ce vraiment aussi dingue qu'on peut le lire ? La réponse : sans garde-fous, elle crée un chaos magnifique. Avec des fondations solides et des patterns définis, elle devient l'outil le plus puissant que j'aie jamais utilisé.
Et c'est là que j'ai compris : c'est comme avoir des employés capables de tout faire. Mais à qui il faut tout expliquer. Le meilleur employé du monde, sauf qu'il en a rien à foutre de votre business. Et comme il vous aime, vous avez toujours raison.
Construire l'agence
ITzWorking est née là : une agence de dev AI-native, où mes années à construire en production deviennent le cadre que l'IA n'a pas seule. J'ai passé des mois à isoler les piliers qui transforment un LLM d'un stagiaire en un senior . Je les ai écrits, clarifiés, éprouvés sur de vrais projets.
De ces piliers ont émergé deux processus : un pour intégrer le dev assisté par IA dans une codebase existante, un autre pour livrer seul en 7 jours ce qui aurait demandé 5 développeurs pendant 6 mois. Chiffres réels.
Ce que j'ai appris en chemin : tous les logiciels affrontent les mêmes problématiques de fond. On ne les reconnaît qu'après les avoir vécues. La suite vit sur itzworking.io...
L'IA artisanale
En sortant de kodehyve, j'avais quelque chose de rare : la perspective d'un CTO sur ce qui ralentit vraiment une boîte, et la vitesse d'exécution d'une agence dev AI-native. C'est en regardant des équipes entières s'épuiser sur des tâches répétitives que le déclic est venu : ces équipes peuvent être remplacées ou décuplées par de l'IA. Pas en empilant dix outils SaaS. En construisant leur propre logiciel.
L'évidence m'a frappé en construisant Nexus, l'outil interne de ITzWorking. Au début, tout vivait dans des notes et de la mémoire humaine. Puis on a fait la même danse que tout le monde : Notion, Linear, Slack, HubSpot, Google Drive : dix onglets et une taxe permanente sur le contexte. Nexus a tout ramené dans une seule interface : gestion de projet, lead gen, suivi des équipes, planification de sprint, rédaction de propositions, réponses aux clients. Première version en ligne en un jour. Au cinquième, l'écart avec notre façon de faire d'avant était énorme.
Et ce que ça débloque change tout. Un dashboard taillé pour ta north star, pas celui d'un produit générique. Des vues construites pour chaque rôle. Des qui ont enfin tout le contexte, parce que tout vit au même endroit. Pas de bridges, pas de copier-coller depuis claude.ai, pas d'acrobaties autour de la consommation de tokens. Et toujours un humain dans la boucle pour valider. Ce qu'on a livré en quelques semaines aurait pris des mois en jonglant entre dix outils.
Alors j'ai décidé de donner aux gens un avant-goût de ce que peut être l'IA artisanale : pas un énième pitch sur les , mais la forme qu'elle prend vraiment dans ton business, branchée à tes workflows réels. Je t'aide à identifier les 20 % du travail où l'IA peut apporter un levier : ce qui concentre 80 % de la valeur. Deux formats : la résidence longue durée pour ancrer la discipline dans le temps, et l'intervention ponctuelle quand la question est nette.
Identifier ce levier, ce n'est pas un workflow ni une méthodologie qu'on copie-colle. Et l'IA qui en sort ne se reproduit pas à la chaîne non plus. C'est pour ça qu'elle est artisanale : comme un objet fait main, on retrouvera des formes proches d'un client à l'autre, mais jamais le même outil. Toujours taillé pour la boîte qui le porte.
Ce que je crois.
“La plupart des pilotes IA n'échouent pas à cause du modèle. Ils échouent parce que le workflow autour n'a jamais vraiment existé.”
“La vitesse sans discipline, c'est de la dette avec une deadline. Le raccourci du mois un devient la réécriture du mois six.”
“Sans fondations, l'IA est un stagiaire 2×. Avec elles, un senior 10×. Les fondations passent en premier.”